Les yeux rivés sur les rafles menées par la police de l’ICE aux Etats-Unis, nous pourrions vite oublier le sort réservé aux étranger·es sur notre propre sol.

Et pourtant à Nantes, ce mardi, un imposant dispositif policier a été déployé dans le centre-ville pour opérer une chasse aux « travailleurs clandestins ».

Douanes, Urssaf, police aux frontières, police municipale et CRS ont été mobilisé pendant plusieurs heures pour traquer des travailleur·euses en situation irrégulière.

La participation de la police municipale nous interpelle. En tant que Nantais·es, nous refusons de collaborer à ces arrestations et de voir nos institutions locales prendre part à cette politique de traque.

Car ces arrestations se multiplient. On se souvient des opérations Retailleau au printemps dernier, qui avaient déjà conduit à de nombreuses interpellations à Nantes.

Toujours la même méthode : Ficher, réprimer, enfermer, expulser.

Ces opérations répétées s’attaquent directement à celles et ceux qui font tourner des secteurs entiers de l’économie. En instaurant un climat de terreur, en multipliant les contrôles et en refusant les régularisations, l’État fabrique une main-d’œuvre sans droits, corvéable et surexploitée.

Cette répression constante transforme peu à peu le centre-ville en un espace hostile pour celles et ceux qui ne disposent pas des « bons » papiers, un lieu à risque sur lequel plane l’ombre du futur C.R.A.

Face à la répression et l’enfermement, affirmons une autre voie : refusons ces traques, opposons-nous à la construction du C.R.A. et construisons la solidarité.

Nantes, le 15 février 2026 – COLERE Nantes